Qu’est-ce que l’ornementation dont tu as parlé ?

qu est ce que l ornementation
Mondo - questions à un maître zen
Qu'est-ce que l'ornementation dont tu as parlé ?
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– C’est les bonnes manières, non ? Je ne me souviens pas du tout. J’étais saoul ou quoi ?

Si on pouvait voyager assez vite, on pourrait revenir au Big Bang, c’est-à-dire à la création de l’univers ultime, la création primordiale de l’univers. Pourquoi pas aller dans le futur ? J’en sais rien, moi. J’ai dû dire ça, mais je ne me souviens plus dans quel contexte, ni avec quels mots.

– Ça rejoint ce que tu nous as dit cet été avec la cocréation ?

– Je crois que je suis en train de devenir gâteux. Ouais, c’est trop compliqué pour moi.  Mais des fois, je les ai ouverts mes anciens kusens. J’ai vu les conneries que je lisais, je me disais : « Oh là là ! Je préfère pas la réveiller, je préfère pas le savoir. » Bon, tant pis.

Je me suis posé une question. Parce qu’en fait, moi, mes kusens, je n’aime pas les refaire plusieurs fois. Je me souviens d’Étienne, un des grands disciples de Sensei, de Maître Deshimaru. Il faisait plusieurs séances avec le même kusen, ça ne le gênait pas. Moi, ça m’inhibe, donc j’oublie. J’oublie plus facilement les trucs que j’ai écrits ou que j’ai dits.

Mais ça peut se référer à la Prajnaparamita. Parce que quand il parle d’ornementation, effectivement, ça sonne un peu comme la Prajnaparamita, le Soutra de la Prajnaparamita, de la grande Sagesse.

Mais je ne me souviens même plus. Et alors j’oublie même ce que j’ai appris. Je dis : « Ah dis donc, ça, je savais ça ! J’ai oublié, j’oublie même ce que j’ai, ce que j’ai compris à un moment donné. » Je ne me souviens même plus de quoi ça parle

– C’est peut-être quand tu parles de Garnier-Malet qui parle de cette idée ?

– Oui, oui, c’est ça. Son idée m’a passionné et ça fait longtemps que j’ai ce truc-là dans mes archives et que je le relis régulièrement jusqu’à ce que je me dise : « Est-ce que je vais oser le dire dans le dojo ? » Comme ça correspondait vraiment bien au poème, j’ai dit que j’allais essayer.

Je préfère pas parler de ça moi, le dédoublement du temps, je le mets de côté, j’essaie de garder des choses qui sont digestes pour des gens qui font zazen.

– Quand on a l’énergie de l’expansion, est-ce que c’est cette énergie-là qu’on va capter, quand on fait les apnées hautes qu’on inspire ?

– Non, non, je ne crois pas que ce soit à ce niveau-là, ce n’est pas du tout à ce niveau-là.

Dans l’univers, il y a deux forces : la force antigravitationnelle qui est de 6/166000 du tout, et la force antigravitationnelle qui est à 33/333000 du tout. Et il reste 1/1000. Mais ce sont des forces générales, je pense qu’on les retrouve dans tout, y compris dans notre corps.

Et moi, le concept qui m’intéressait là-dedans, c’est que là, on est dans une période où on est en train de se demander où on va, quel est notre avenir. Est-ce que là, pour les gens assez âgés, si tu ne sais pas te servir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable, tu es foutu. On se demande mais où est-ce qu’on va ? On veut robotiser, mettre des puces partout, etc. Et on est dans une période où on est en train de créer un futur, un futur paradigme. On est en train de tout foutre par terre pour créer un nouveau paradigme. Qui va le créer et quel sera-t-il ?

Et donc, cette explication m’intéresse beaucoup parce qu’il dit que nous, les 1 %, si on fonce vers les 666,6 %, eh bien c’est un futur dangereux. Il faut d’abord aller vers les 33,2 % pour s’inspirer des racines lumineuses du passé. Et je trouve ça beau et cohérent.

Et dans la posture même qu’on pratique, il y a les deux forces. Si on ne faisait que de la méditation dans n’importe quelle posture, en ésotérisme, etc., ce serait dangereux.

Mais si on a une posture corporelle costaude qui canalise le mental, à ce moment-là, c’est faisable de faire de la méditation, ce n’est pas dangereux. Voilà ce que je voulais dire en gros.