Dojo Zen de Montpellier, le mardi 5 Janvier 2010
On parle de méditation. On dit, finalement, le zazen ce n'est pas une méditation tellement élevée parce qu'on passe l'heure du zazen
à observer son corps, à vivre son corps, à corriger sa posture. Ce n'est pas tellement élevé, pas tellement transcendant. Je me dis çà des
fois où je passe mo heure à sentir mon foi, à sentir ma nuque, à sentir mes épaules, mes hanches. L'intérêt, ce n'est pas l'objet, c'est vrai
on se concentre sur quelque chose de très simple. En zazen on se concentre sur la posture. On ne se concentre pas sur Dieu, le nirvana ou je
ne sais quoi. On se concentre sur la posture. Et donc je dis, l'important ce n'est pas l'objet de concentration, c'est le sujet. Et l'éveil
le satori comme on dit, ne jailli pas de l'objet mais du sujet, c'est-à-dire celui qui observe. Et peu à peu on va devenir intime avec celui
qui observe la posture. On va se rend compte que cette conscience qui observe la posture elle est en même temps à l'intérieur du corps, elle
est en même temps au dessus du corps, elle est devant, elle est derrière. En fait elle est universelle. Elle est partout et c'est cela qui
est important. On va tout à coup prendre conscience que la dimension de notre conscience est beaucoup plus fabuleuse et libre, énorme, universelle
que ce qu'on n'aurait pensé. Et tout ça juste en observant, à force d'observer simplement sa posture. Et donc on sent une immense joie parce
qu'on se rend compte que l'on est bien au-delà de ce qu'on est en train d'observer. Et qu'on est capable d'observer par exemple de deux endroits
en même temps. Notre capacité de conscience est fabuleuse. On est en même temps soi et on est en même temps au-delà de soi.
Alors la respiration a aussi un rôle très important dans notre conscience dans l'observation de posture. La respiration c'est dehors, dedans, en haut, en bas. Et donc c'est un échange. Donc notre conscience est dedans, dehors, en haut, en bas.
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